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BMW Passion Tour, essai de la BMW M4 Competiton sur circuit

Pour une première immersion dans l’univers de la marque à l’hélice, BMW France nous a concocté un joli programme lors du passage du BMW Passion Tour sur le circuit du Laquais en Isère.

Le BMW Passion Tour, c’est 7 circuits/9 dates sur les circuits de France en 2021: La Ferté Gaucher, Nevers Magny-Cours piste F1, circuit Paul Ricard 5,8 km, Lédenon, Haute Saintonge, Bugatti le Mans et le Laquais, réservées aux possesseurs ou futurs possesseurs de la marque, fans de l’hélice, collaborateurs ou encore invités privilégiés pour une journée de roulage sur piste, pilotage des nouvelles BMW M3 et M4 Compétition et essais des gammes électriques, hybrides et des dernières nouveautés 2021 sur la route ou encore d’autres surprises.

C’est donc sous la pluie que nous sommes arrivés sur le circuit du Laquais, on se dit que ce n’est pas le plus facile pour découvrir une propulsion mais on aime le challenge. La journée débute par le petit déjeuner d’accueil et le briefing dispensé en partie par Monsieur Ari Vatanen, ambassadeur BMW.

Ari Vatanen, pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas (?????), est un très célèbre pilote de rallye  finlandais ayant couru avec Ford, Peugeot en 205 Turbo 16, toujours Peugeot avec la 405 T16 Pikes Peak dont la vidéo de la montée victorieuse de 1988 fait frissonner la toile par sa conduite avec une seule main pour se servir de la deuxième comme pare-soleil. C’est aussi de nombreuses participations au Paris-Dakar avec la 205 T16, 405 T16 et ZX Rallye-raid. Au-delà de son énorme palmarès qui en fait un ambassadeur de choix, c’est également un pilote très accessible, dans la même veine que Jean Ragnotti ou encore Walter Röhrl, avec lesquels il est facile de discuter, qui répondent à vos questions mais aussi s’intéressent à ce que vous faites avec une très grande sympathie tout en rajoutant une belle touche d’humour  et ça, ce n’est pas donné à tous les pilotes malheureusement. Pour l’anecdote, j’ai vu que c’était le seul de la journée à donner un petit coup de frein avant d’attaquer la ligne droite du circuit, j’ai pu lui demander « pourquoi? », question à laquelle il me répondit « c’est la peur » dans un grand éclat de rire avant de m’expliquer qu’il sortait trop vite du virage. Je le remercie pour sa gentillesse durant cette journée ainsi que pour la dédicace sur la casquette de l’événement.

Second ambassadeur de la marque présent sur le circuit du Laquais, Martin Fourcade, quintuple champion olympique.

Mon immersion a débuté par la présentation en avant-première de la M240i xDrive40 de 374 chevaux.

On nous explique en petit comité la nouveauté présentée au salon IAA de Munich en début de semaine. Cette version revêtue de sa belle couleur Thundernight Métallisé n’est pas sans rappeler le fameux violet Daytona des M3 E36 et arbore de très nombreuses options ///M: les jantes de 19 pouces, le Shadow line M brillant, les sorties d’échappement trapézoidale à gauche et droite, le volant gainé de cuir Walknappa, la sellerie Alcantara, le ciel de pavillon anthracite ou encore les sièges M Sport.

Le détail marquant est la disparition des feux double.

Cette version M Performance reprend de nombreux codes stylistiques comme les rétroviseurs doubles branches.

Basée sur la plateforme utilisée pour la série 4 Coupé, la nouvelle série 2 Coupé utilise les standards de la marque avec les modéles 220d ou i proposés en propulsion tandis que la 240i est obligatoirement équipée du système 4 roues motrices xDrive avec son moteur 6 cylindres de 374 chevaux égalant déjà les performances de la M2 ancienne génération.

Notons également que la calandre ne reprend pas le style si tranchant et clivant de la série 4. Personnellement, j’aime beaucoup les évolutions proposées sur cette nouvelle série 2 Coupé avec cette configuration présentée particulièrement attractive et  n’est pas sans rappeler les photos proposées à la presse cet été.

Les invités ont pu s’adonner à la conduite sportive avec leur propre véhicule sous forme de sessions sous une pluie battante.

Mon essai de la M3 a dû être décalé à l’après-midi car la piste s’était transformée en piscine, à rendre jalouse celle de Ladoux (Michelin) spécialisée dans la conduite sur piste humide. Rouler sous ces conditions ne m’aurait pas forcément dérangé mais ce n’est pas ce qui fait de mieux pour découvrir une propulsion de plus de 500 chevaux.

Cependant, Ari nous montrera tout son talent au volant de la M5 Compétition. Il fit honneur au V8 4.4 biturbo de 625 chevaux et 750 Nm de couple dont la puissance passe au sol avec la transmission xDrive…et heureusement dans ces conditions dantesques!

Travail moins facile pour le pilote officiel Michelin pour BMW avec la M4 Compétition.

Michelin est d’ailleurs l’un des partenaires du BMW Passion Tour en proposant une assistance aux pilotes. Pression, conseils ou encore changement des pneumatiques sont possibles durant la journée.

Le SUV atelier du BMW Mobile Service assure la maintenance sur place.

Après la pause repas, j’ai enfin pu prendre le volant pour un essai routier de la M235i xDrive dans sa version Gran Coupé élue plus belle voiture de l’année en 2020. Pourquoi ce choix? Je ne souhaitais pas essayer de modèle hybride ni de SUV, il ne restait plus que la série 4 M440i mais c’était trop proche de la M4, la 128 ti dont le badge est aguichant dans l’histoire de la marque mais n’est disponible qu’en traction avant et enfin la Gran Coupé et son 4 cylindres 2.0 de 306 chevaux. Je ne voulais pas essayer tout de suite une BMW en rupture avec l’histoire, j’ai donc éliminé la 128 ti au profit de la M235i.

La boucle proposée dans la campagne autour du circuit dure une vingtaine de minutes en passant par des villages mais aussi quelques zones un peu plus rapides. N’ayant pas l’habitude de l’ergonomie BMW, il me fut difficile de prendre mes marques autour de l’infotainment, particulièrement sur le réglage du son de l’autoradio avec le doigt en l’air mais cela en devient vite un jeu….oui j’ai très longtemps chercher le bouton de réglage du volume. Le volant et sa jante épaisse surprend également lorsqu’on est habitué à d’autres standards.

Le moteur sonne particulièrement bien pour un « simple » 4 cylindres M TwinPower Turbo de 306 chevaux, c’est au volant que nous ressentons quelques réticences à monter dans les tours avec violence. Ce moteur est très linéaire même en mode Sport (de toute façon mon doigt m’a interdit d’appuyer sur un mode inférieur…), la vitesse monte allègrement malgré tout et la seule sensation perçue est celle procurée par la boîte de vitesses à 8 rapports assez franche dans ses passages. Attention si vous êtes particulièrement sensible de la nuque ou que vous appréciez la douceur car son dynamisme se fait ressentir sur tous les passages. Difficile de prendre le châssis en défaut sur le parcours proposé malgré quelques tests dans les ronds-points.

Retour sur le circuit qui a heureusement séché pendant ce temps, on m’équipe d’un casque….ah le karma, il se remet à tomber quelques gouttes de pluie! Mais cela s’arrêtera là heureusement. Mon instructeur vient me chercher et m’installe à bord de la M4 Compétition.

J’appréhende ce moment, n’étant pas du tout habitué à l’équilibre des propulsions BMW (moteur avant, transmission arrière) alors que le « sac à dos » de la concurrence ne me fait plus peur maintenant par habitude. Mon dernier essai d’une BMW date d’une série 1 il y a 10 ans, achat refusé purement et simplement par Mylène vu la montée d’un col que j’avais fait avec mais nous n’avions pas les mêmes performances que cette M4 Compétition qui impressionne: 6 cylindres en ligne 3.0 biturbo , 510 chevaux sur les seules roues arrière et 650 Nm, 3.9 secondes sur le 0 à 100 km/h, 12,5 secondes le 0 à 200, vitesse maximale de 250 relevable à 290 en option…il  va  falloir être alerte sur la piste!

Je me sens bien à bord, les sièges baquets carbone optionnels sont déjà magnifiques visuellement mais en plus plutôt agréables. La prise en main du volant assez simple entre les palettes pour passer/descendre les rapports et les deux petites palettes rouge pour accéder aux modes de conduite. Mon instructeur me le programme sur Sport + et c’est parti pour quelques tours de piste. Vous vous dites, c’est facile et il a de la chance. Oui j’ai de la chance mais non ce n’est pas facile de rouler fort tout de suite avec une auto qu’on ne connaît pas. Imaginez-vous passer d’une chaise longue aux commandes d’un roller coaster en quelques secondes sans connaitre les réactions du roller coaster…c’est un peu ça, il faut trouver le compromis entre profiter de l’instant et rouler très fort. Mon instructeur me pousse dans mes derniers retranchements sur une auto inconnue, c’est à la fois flippant mais aussi flatteur de savoir qu’on peut le faire en toute confiance.

Au premier tour, je me retrouve déjà propulsé à 200 km/h à l’entrée de la courbe droite au fond de la ligne droite, cela en est presque stressant et ne me mettra pas à l’aise sur le reste de la session à cet endroit pour attaquer la courbe gauche qui suit. La M4 Compétition vit et elle vous le fait savoir à la moindre bosse, à chaque reprise de l’accélérateur en sortie de virage où le train arrière se dérobe et vos mains s’accordent avec votre regard pour la remettre dans l’axe en contre-braquage avec la petite goutte de sueur qui va avec. Les Michelin présentent un grip phénoménal en latéral mais on sait de suite qu’il ne faut pas faire de connerie au volant sinon la sanction peut arriver très vite compte tenu des vitesses de passage. Ne me demandez pas à combien je passe chaque virage, vous n’avez pas le temps de regarder de toute façon.

Comme beaucoup de voitures sportives aujourd’hui, la sensation au freinage est déroutante. Ca freine fort mais il reste difficile de jauger avec le pied, la même chose lorsqu’on relâche la pédale avec laquelle  il est difficile également de savoir où on se situe dans sa course. Cela me vaudra d’ailleurs de les relâcher de façon trop brutale assez fréquemment.

Après ce 1/4 d’heure sur piste, mon instructeur prendra le volant pour une séance encore plus sportive, l’occasion de discuter des différences entre la M3 Compétition (berline) et la M4 Compétition (Coupé) quasiment imperceptibles au final sur piste d’après lui compte tenu du peu d’écart de poids constaté entre les deux. On note aussi l’apparition prochaine d’une version xDrive avec un mode 100% propulsion.

Dernier tour sur le parking avant de partir histoire de contempler une dernière fois cette magnifique 2002 Turbo.

Et les nouveaux modèles « I » de la marque.

Nous remercions tout le staff présent sur place qui nous a permis de passer une très belle journée aux couleurs de BMW ainsi que BMW France pour l’invitation, plus particulièrement Pierre-Alexandre Cornillon et ses équipes. Photos: Driveshaft.fr

 

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