Accéder au contenu principal

Essai Audi TT mk3: pas que pour le sport

Des TT, j’en ai déjà essayé des tonnes, peu importe la génération et dans toutes les conditions, mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de prendre le volant d’un TT mk3 dans une configuration plus routière que sportive, c’est-à-dire sans le châssis S line. C’est donc dans cette optique de découverte que j’ai pris le volant de ce TT mk3 45 TFSI roadster équipé du 4 cylindres 245 chevaux avec transmission quattro et boîte S tronic à l’occasion du week-end du Motor Sportive Day 2019 (article à lire ici) grâce à la concession Jean Lain Autosport de Chambéry.

Avec les jantes en 18 chaussées en 245/40 R18, cela  nous change  des jantes en 19 ou 20 pouces même si ces dernières améliorent l’aspect visuel d’un TT, mais le nôtre pour un week-end est vraiment plus typé confort que sport donc dans la cohérence de sa configuration. Les flancs en 40 sur la base du 245 font en sorte d’amortir la route en travaillant plus que des flancs taille basse. Cependant, pour être honnête, j’ai une très grande préférence pour les TT avec châssis S line avec un écart moins important entre les arches des ailes et les pneumatiques permettant de donner au TT un style plus dynamique au détriment du confort.

Au configurateur français, l’écart de tarif à motorisation/boîte/transmission égales (45 TFSI quattro S tronic) entre la version de base et le S line n’est que de 5400 euros environ avant options. Notre modèle essayé est lui optionné par des jantes en 18 remplaçant avantageusement les jantes en 17 pouces (qu’on ne voit pas très souvent à mon grand soulagement sur le TT sauf peut-être pour les pneumatiques hiver par ici). Ces jantes 18 font  partie de la dotation d’origine du S line. Vous suivez?

Au volant, la première chose surprenante face au 2.0 TFSI 230 chevaux est le bruit bien différent passé un certain régime. A bas régime et lors d’accélérations progressives dans le trafic, rien ne laisse transparaitre d’une évolution entre ces deux versions. Sauf qu’avec des accélérations plus franches et également en mode Sport, il manque quelques retours donnant l’impression d’être en spécial de rallye comparé au 230 bien plus expressif. Je ne suis pas pour les borborygmes à outrance mais le TT 245 en manque par rapport à avant, il est déjà dans l’air du temps avec une réduction de son volume sonore dont les modèles sportifs thermiques (que les constructeurs puissent encore nous en sortir pendant longtemps si possible….Amen) vont souffrir les prochains mois avec des normes toujours de plus en plus restrictives pour une meilleure harmonisation de l’ennui au volant.

Le ressenti du châssis?  pas de surprise c’est bien dans la cohérence de la configuration. Si on commence à jouer avec ce TT sur nos petites routes, il nous rappelle tout de suite à l’ordre avec une tendance au roulis et n’est pas non plus aidé par les flancs qui travaillent un peu trop. Les suspensions à l’arrière ont tendance à remonter d’autant de centimètres que le train avant plonge sur les freinages un peu (trop?) appuyés. Pas de malaise, je m’en doutais en choisissant ce modèle plutôt que le coupé S line 40 TFSI 197 chevaux traction pour le road-trip du Motor Sportive Day, le plaisir était surtout d’être en Roadster pour profiter du soleil et des montagnes.

Avec des chiffres pourtant très proches entre le 230 et le 245 chevaux, mon coeur balance finalement vers le 230 chevaux, peut-être à cause de la réduction du volume sonore et des retours à l’échappement, mais aussi, je pense, d’un manque de rodage sur notre 245. La chaleur accablante ce vendredi et samedi de juin ont réduit aussi les performances  car, sur la route du retour le dimanche en soirée, après un orage très rafraîchissant au bénéfice des températures d’admission, ces dernières étaient déjà bien meilleures. On remarquera que le passage de la boîte de vitesses S tronic 6 rapports du 230 à la version 7 rapports sur le 245 chevaux lisse légèrement les sensations.

Ce TT, sans le châssis S line, est parfait pour une balade tranquille cheveux au vent en ayant une belle réserve de puissance pour doubler quelques autos dans le trafic mais avoue rapidement ses limites si on veut aller un peu au-delà, toujours dans la logique de la gamme TT.. Lors de sa conduite, je me suis souvenu du TT mk1 avant le passage en suspension sport -25mmn et après installation. C’est donc le même sentiment entre un châssis de base et le S line. Alors hésitant par rapport à votre utilisation? Si vous n’êtes pas sensible au terme « roulis », « mise en appuis » ou encore « freinage de trappeur », ce châssis va pouvoir vous satisfaire dans toutes les conditions (même en version deux roues motrices), sinon la dépense nécessaire à la version S line ne sera pas inutile (déjà rien que pour le look).

Nous remercions la concession Jean Lain Autosport de Chambéry pour le prêt de ce TT 45 TFSI roadster pour la participation au road-trip du Motor Sportive Day en Savoie. Ce TT a rempli sa mission, c’est-à-dire nous balader sur nos routes de montagne dans un certain confort à partir du moment où on ne cherche pas trop les limites du châssis et c’est toujours autant intéressant d’essayer également des versions qui ne sont pas optionnées à mort afin de se rendre compte des progrès obtenus sur les versions supérieures avec options. Preuve que le TT se conjuge également à l’imparfait pour les adeptes de sport, chacun y trouve sa propre configuration avec simplement un seul et même but: le plaisir! Et c’est bien ce qui compte, le TT sait en donner…

Photos: Driveshaft.fr

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :