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Essai de la nouvelle génération de l’Audi A3, l’heure du changement?

Que de changements depuis la première génération de l’Audi A3 présentée au public en 1996! L’A3, best-seller de la marque, se présente donc dans sa quatrième génération depuis quelques semaines. En tant qu’anciens propriétaires d’une A3 8l 1800t 180 chevaux de 1999 et d’un Sportback 2.0 TFSI 200 de 2009, nous attendions beaucoup de cet essai organisé par Cédric Debroux de Jean Lain Autosport Chambéry en nous laissant les clefs de la version Sportback 35 TFSI 150 chevaux, finition S line et cerise sur le gâteau, en boîte manuelle 6 rapports (ça c’est super cool!).

Ce 1500 est, pour le moment, la meilleure offre en moteur essence en terme de cylindrée et de puissance avant l’arrivée très prochaine du S3 réservée aux amateurs de sportives et la mise sur le marché également du 1500 avec le système hybride léger avec alterno-démarreur à entraînement par courroie alimentant un système électrique de 48 volts où pendant le phases de freinage, ce dernier récupère jusqu’à 12 kW d’énergie mais cela fera peut-être l’objet d’un autre article.

Dès l’installation à bord, on s’aperçoit très vite de l’évolution du style intérieur avec un poste de conduite tourné vers le conducteur et enfin l’apparition d’un écran tactile de 10,1 pouces qui remplace l’écran posé sur le tableau de bord de l’ancienne génération qui, certes, avait l’avantage de pouvoir être discret mais pas très pratique à l’usage et décevant par sa taille.

Le nouvel écran avec sa position qui tombe sous la main permet d’ajuster les paramètres de la sélection multimédia, navigation et services Audi connect. Il s’accorde avec le Virtual cockpit de 10,25 pouces en diagonale d’origine ou la version de Virtual cockpit Plus  de 12,3 pouces optionnel comme sur notre modèle d’essai offrant trois vues différentes dont un affichage plutôt sportif.

On pourra toujours dire que certains éléments de l’intérieur sont en plastiques durs, mais on notera que les éléments qui tombent sous les yeux du conducteur et des passagers ont fait un bon en avant avec la présence de cadre noir ultra brillant et un dessus de tableau de bord cosu avec des surcoûtures sur la largeur.

Très à la mode ces dernières années dans le groupe VAG, la personnalisation de l’éclairage intérieur est encore plus marquée.

Je démarre enfin le moteur après cette présentation intérieur qui nous a fait une excellente impression. Oh sympa le bruit du moteur, le 1500 cm3 se présenterait presque comme un moteur sportif au démarrage mais cela s’arrête là. Les performances sont correctes, je ne dis pas le contraire, mais les 150 chevaux sont parfois légèrement en retrait sur voies rapides avec un petit trou dans l’étagement de la boîte mécanique entre la 1er et la seconde vitesse et entre la 2 et la 3 si on pousse un peu les rapports. Sur les rapports suivant, le moteur profite bien des 250 Nm pour garder sa vitesse et dépasser sans problème dans un silence agréable.

Notre modèle d’essai profite de la finition S line avec des jantes en 19 pouces optionnelles. Ces dernières assurent un look sportif en remplissant particulièrement les ailes galbées de l’Audi A3 mais elles dégradent le confort à bord sur les aspéritées de la route par des retours dans la caisse.

A vous de choisir entre look et confort surtout que le châssis de l’A3 S line (abaissé de 15 mm) est bien équilibré avec cependant une petite prise de roulis en cas de coup de volant violent mais bon ce n’est pas une S3 non plus alors soyons indulgent sur ce dernier point.

Le gros changement concerne l’extérieur par un style qui tranche avec le nouveau relief sur son flanc concave avec une ligne d’épaule orientée vers le haut et une surface inférieure orientée vers le bas.

Le montant de vitre oblique au-dessus du train arrière.

La face avant se compose d’une large calandre Singleframe hexagonale avec grille alvéolée et de grandes entrées d’air angulaires.

Le spoiler donne cette impression de lunette abaissée avec une ligne d’épaule qui se prolonge et des feux arrière fins. Les grilles d’échappement en trapèze et le diffuseur souligne la largeur de l’Audi A3.

La signature lumineuse de l’A3: les phares Matrix LED intègrent des feux de jour digitaux qui, avec une matrice de pixels innovante composée de 15 diodes électroluminescentes, projette cette signature en fonction du niveau de finition. Les lignes horizontales sont propres aux modèles de base tandis que les lignes de LED verticales soulignent le caractère sportif S line.

Montée en gamme? L’Audi A3 peut s’équiper comme les plus grandes « A »: navigation encore plus précise avec services Audi connect, services Car-to-X permettant de relier l’Audi A3 aux autres véhicules et à l’environnement pour trouver une place de stationnement, profiter des feux verts en proposant d’ajuster sa vitesse d’évolution ou encore détecter les zones dangereuses et les limitations de vitesse. Les systèmes d’assistance à la conduite disponibles de série ou en options selon les niveaux de finition assurent également cette impression de montée en gamme. Après à vous de choisir selon votre volonté d’implication dans la conduite ou pas: Audi pre sense front, assistant de feux de route, emergency assist front, adaptative cruise assist, park assist, parking system plus et encore d’autres d’autres aides sont accessibles sur ce modèle.

Que d’évolutions sur l’Audi A3 en quelques années depuis la première version et, tout comme entre la version 8L et la version 8P, c’est entre la version 8V et la toute dernière que les évolutions stylistiques sont les plus importantes. Son style ne laisse clairement pas indifférent et on se demande bien ce que va d’ailleur devenir la version RS3.

Nous remercions la concession Audi Jean Lain Autosport, plus particulièrement Cédric Debroux, pour le prêt et la présentation de ce modèle TFSI 150 chevaux.
Photos: Driveshaft.fr

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