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Lyon 2022 – Stand BMW et essai de la i4 M50

Continuons nos articles sur le salon de l’automobile de Lyon 2022 par BMW. C’est une marque que je connais très peu mais  j’ai déjà eu la chance de pouvoir participer à quelques événements qui me permettent la découverte dans d’excellentes conditions de la gamme et de l’histoire de l’hélice (voir notre article sur le BMW Passion Tour) ou lors du stage de pilotage  hors marque en mode drift sur le circuit de Mireval (Drift Experience by Pascal Fabre).

Nous avons eu l’immense plaisir de revoir Pierre-Alexandre Cornillon, ami et responsable relations presse de la marque, qui nous a donné de son temps pour nous présenter le stand et découvrir la magnifique 220i dans sa version Coupé.

Si je ne devais en retenir qu’une, ce serait bien celle-ci par sa configuration exclusive qui, bien que faisant monter drastiquement la note, apporte cette touche de sportivité à ce coupé. La 220i est aussi la version de raison si les 374 chevaux de la 240i vous font peur (pas nous en tout cas) ou que les 184 chevaux vous sont largement suffisants.

Touche de sportivité qu’il est aussi possible de transposer via le pack M Sport sur la compacte The One, pas tout à fait le même style mais l’effet est bien sympa aussi.

Et pourtant connaissez-vous le point fratricide entre ces deux modèles?  L’un est une traction avant et l’autre propulsion tout en étant de conception très proche dans la gamme. La plate-forme modulaire BMW UKL (Untere Class) permet à la marque de développer les modèles à traction avant et 4 roues motrices (Série 1, Série 2 Active Tourer, Série 2 Gran Coupé, X1, X2 ou encore les Mini) via les UKL1, UKL2 ou encore la variante FAAR pour les versions hybrides rechargeables et électriques tandis que la plate-forme modulaire CLAR équipe les modèles à propulsion arrière comme la Série 4 ou la Série 2. Vous pouvez donc, pour une même Série, retrouver les deux plateformes selon la version que vous achetez, traction avant pour la Série 2  Gran Coupé et propulsion pour la Série 2  Coupé.

Pendant la discussion avec Pierre-Alexandre, il nous propose de partir en essai à bord de la BMW i4 dans la version M50 basée sur la plate-forme CLAR. Le hasard faisant bien les choses, nous partons avec notre ami Jordan avec qui nous avons l’habitude de réaliser des essais. On sait que cela va aussi très bien se passer. La i4 M50 est la première M 100% électrique avec une puissance de 400 kW (544 chevaux) issue des deux moteurs BMW M eDrive en mode Sport-Boost permettant d’arriver à 100 km/h en 3,9 secondes, exactement le même chiffre que la M4 de 510 chevaux.

Partir d’Eurexpo présente un inconvénient devenant un avantage pour un véhicule électrique: essayer partiellement en ville où une électrique est plus à l’aise et la conduite plus souple qu’un véhicule thermique.

Au volant, je suis déjà un peu perdu face à cet écran immense faisant office de tableau de bord. C’est la mode forcément mais je suis plutôt adepte d’avoir le minimum sous les yeux sans avoir d’éléments perturbateurs à disposition et d’aller choisir au fur et à mesure ce dont j’ai réellement besoin. Cette dalle incurvée est cependant tournée vers le conducteur ce qui assure une clarté des informations pour ceux qui aiment ça.

Ce que j’apprécie sur la i4, c’est son côté voiture avant tout. Mais de quoi je vous parle? J’ai beaucoup de mal avec la production de voiture électrique du fait que, bien souvent, elles présentent un design bien trop lourd comme si les designers avaient comme obligation de prouver qu’elles sont électriques avant tout, avant d’être une voiture. La BMW i4 ne rentre pas dans cette catégorie, c’est une auto que vous pouvez croiser dans la rue tout en vous demandant quel est son mode de propulsion. Au volant, c’est ce ressenti que j’ai,  plus voiture qu’électrique, elle n’a pas le touché de route d’une M3 ou M4 du fait de son poids (2290 kg pour la i4, 1730 kg pour la M3), ni ce plaisir ressenti par le 6 cylindres, mais il y a, tout comme chez la concurrence germanique premium, quelque chose qui se passe sur le siège conducteur à l’accélération en dehors de cette pédale sur laquelle il est difficile d’avoir un véritable retour de sensation au pied (cette impression d’appuyer sur un nuage mais c’est un peu général à toute la production électrique). Le châssis est particulièrement bien suspendu en absorbant correctement les aspérités de la route y compris sur le mode de conduite le plus sportif. L’autonomie? Elle est donnée au maximum pour 520 km en cycle WLTP mais ce type d’essai, lorsque je suis au volant, n’est pas représentatif de l’autonomie réelle d’un conducteur lambda, je ne donne donc pas d’indication à ce sujet en pratique. Par contre, on pourra noter que ,théoriquement, la différence n’est pas si flagrante entre la M50 et la version basique I4 eDrive40 pouvant réaliser 590 km en cycle WLTP.

Retour sur le parking d’Eurexpo après une vingtaine de minutes au volant pour la remettre en charge pour cette fin de journée d’essais. Nous remercions Pierre-Alexandre Cornillon pour l’accueil et la présentation du stand BMW du salon de Lyon ansi que Jordan Mougenot pour cet essai de la BMW I4 M50. Photos: Driveshaft.fr

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