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Notre immersion dans une course au Nürburgring

C’est un souvenir proposé sur un réseau social qui me fait resortir mes photos pour vous parler d’un championnat particulier ayant lieu sur notre circuit préféré, le NLS pour Nürburgring Langstrecken Serie (à vos souhaits sinon dites Nürburgring Endurance Series ça sera bien plus simple) anciennement VLN pour Veranstaltergemeinschaft Langstreckenpokal Nürburgring (si vous arrivez à le prononcer, chapeau, moi je ne tente même pas…) organisé depuis 1977.

Nous avons eu la chance d’être invités sur une manche en 2018 et de vivre cette expérience extraordinaire lors de la course 2 de l’année dont le format reprend celui des 24 heures du Nürburgring mais avec des courses de « seulement » 4 ou 6 heures. Ce championnat sert par ailleurs non officiellement de préparatif pour les 24 heures à certains teams qui ont tendance à bouder les autres courses après cette épreuve. Les autos sont encore quasiment toutes intactes en début de saison, il faut donc privilégier les premières courses aussi pour cette raison.

S’articulant sur 9 courses aux noms différents en 2021 (ADAC, DMV, ROWE,…) lorsque le mauvais temps ne s’en mêle pas, les participants courent dans trois classes: voitures de production VLN pour des véhicules quasiment de série de V1 1620 cm3 à V6 3500 cm3 pour les atmos et VT1 de 1620 à VT3 de 3000 cm3 avec turbo, VLN Specials de SP1 jusqu’à 1400 cm3 à SPPro plus de 3000 cm3 en passant par les SP10 GT4 SRO, SP2T, SP3T ou SP4T avec turbo ou SP2, SP2 ou SP4 pour les atmos et enfin les groupes H 2 et 4 pour les véhicules comme les M3 E30 ou la fameuse Opel Manta.

Il y a aussi les véhicules Cup3 pour les Cayman GT4 Trophy par MR ou encore Cup X pour les KTM. Vous faire un exposé précis sur les différentes classes serait trop compliqué compte tenu des catégories liées aux moteurs atmos, turbos, cylindrées,…

Chaque course du championnat commence le matin vers 7H45 par le briefing pilotes et à 8h30 par les essais chronomètrés, les paddocks sont déjà en pleines ébullitions depuis la veille où des essais libres sont possibles.

On constate assez rapidement de la différence de budget entre les teams.

Les constructeurs engagés via des teams privés sont ceux qui viennent le plus en force. Porsche, BMW ou encore Audi se battent pour le titre mais aussi profitent de l’expérience des courses de 4 ou 6 heures en vue d’autres courses. Gagner le championnat est  pris très au sérieux en Allemagne.

Avant la fameuse crise, il était possible de s’aventurer dans les paddocks et de voir à l’oeuvre les différents métiers liés à la course automobile. Pour les pneumatiques aussi c’est une véritable course contre la montre entre Dunlop, Pirelli ou encore Michelin.

Les stands sont partagés entre plusieurs teams, environ 170 voitures pour 30 stands, et ça fourmille de partout. Forcément vous  trouvez,  pendant les essais, quelques moments calmes entre deux tours.

Mais aussi quelques pilotes célèbres en pleine concentration.

La course, les temps et positions sont retransmis en direct tandis que les ingénieurs étudient la télémétrie.

10h00, fin des essais! Les teams ont 1h20 pour réaliser les derniers réglages ou dernières maintenances avant la mise en grille à 11H20.

A l’heure donnée, c’est la sortie des stands pour tout le monde en direction de la grille de départ.

C’était (puisqu’il faut parler au passé pour le moment) le dernier moment pour approcher les autos avant la course. Mais d’ailleurs, qui peut participer?

Pas tout le monde et heureusement. Il faut déjà passer un permis spécial dont la formation a lieu plusieurs fois dans l’année sur la Nordschleife. Le permis DMSB Nordschleife est délivré actuellement en 3 étapes (A, B et C). Permis C pour la participation aux courses RCN  qui se délivre à l’aide de tests de performance ou dans le cadre d’un cours spécial, niveau B pour les courses dont les véhicules ont un rapport poids/puissance supérieur à 4,5 kg/ch mais avec l’obligation d’être titulaire d’une licence internationale D ou nationale A et de participer aux cours du permis après avoir participé à 3 courses du RCN dans les 24 derniers mois et un classement dans les 75% des meilleurs de la classe, et enfin niveau A pour une auto dont le rapport poids/puissance est inférieur à 4,5 kg/ch après avoir participé à deux courses du NLS avec le permis B et réaliser au minimum 18 tours et terminer dans les 75% des meilleurs de la classe.

Le départ est donné lancé pour plus de sécurité après un tour sous drapeau vert et c’est parti pour 4 ou 6 heures de course pendant laquelle tout peut arriver comme nous le savons sur la Nordschleife. Accidents, changements de conditions climatiques, pannes,…

Les véhicules d’intervention se faufilent dans le trafic (ou le contraire plutôt).

Mais aussi pour réparer rapidement les dégâts.

Les courses sont menées par des autos de la classe SP9 principalement: Mercedes-AMG GT3, BMW M6 GT3, Porsche 911 GT3 R, Audi R8 LMS GT3. Ces monstres réalisent un tour dans la version VLN Nordschleife + une partie du GP (24358 m) en environ 8 minutes.

Malheureusement tout le monde ne termine pas la course…

Une journée autour d’une course comme celle-ci, c’est environ 20 km réalisés à pieds.

La crise a mis malheureusement un coup de frein à cette possibilitée de vivre une course magnifique dans les paddocks et sur les bords de la piste, mais on espère rapidement une reprise de la vie normale pour y retourner dès que possible.

Les Allemands vouent un véritable culte aux compétitions automobiles sur la Nordschleife et ça se voyait bien à l’époque avec une véritable ambiance de folie même lorsque le calme est revenu. Pour la meilleure place, certains s’installent déjà une bonne semaine avant et ont beaucoup de mal à quitter leurs emplacements.

Photos: Driveshaft.fr

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