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Road-show Porsche: Essais du Cayman GT4, 911 Carrera S et Macan GTS

Quel plaisir, je dirais même quels plaisirs d’être convié par le centre Porsche Annecy pour le traditionnel Road-show orchestré par Driving Evolution sur le circuit du Laquais en Isère. Oui parce que des plaisirs, il y en a plusieurs alors c’est parti pour une 1/2 journée sous le signe du cheval de Zuffenhausen.

Notre programme est convenu à l’inscription et c’est ainsi qu’après les formalités d’usage, nous sommes conviés à prendre le volant pour un essai routier du Macan GTS dans sa version 2020 pendant quelques minutes. Le Macan GTS, c’est l’incarnation de la sportivité à vivre tous les jours à mi-chemin entre la version S et le Turbo (2020) que ce soit en matière de puissances ou de finitions. Son V6 2.9 biturbo fait 380 chevaux, l’équivalent du Macan S modèle 2021 alors que le GTS  s’envole à 440 chevaux depuis cette année, comme le Turbo ancienne génération qui n’est pas renouvelé aujourd’hui.

La sonorité ressort au travers des 4 sorties d’échappement, ça sonne particulièrement bien pour un « petit » SUV, surtout en mode Sport Plus sélectionné dès la sortie du circuit même si, qu’on se le dise, représente une erreur sur les petites routes super bosselées. Le Macan cherche un peu sa route avec quelques rebonds sportifs. Plus tu vas vite, plus ça devient chaud de gérer ces mouvements de train, le petit SUV se maintient mieux lorsque le bitume n’a pas évolué dans le temps en restant un joli billard. Comme pour beaucoup de nouvelles productions aujourd’hui, le freinage demande une petite habitude car la pédale est particulièrement souple sur les premiers centimètres avant d’avoir enfin un retour franc dans le pied. Cela est compréhensible pour un modèle normal, difficile à imaginer sur la finition GTS dite sportive qui réclamerait justement une attaque franche et constante plutôt que douce puis ensuite plus raide. Ce n’est bien entendu qu’une histoire de goût et si vous mettez 10 personnes autour d’une table, 50 % ne seront pas de mon avis.

Après cet essai routier, j’attrape mon casque et à peine le temps de souffler, mon fidèle instructeur, Jordan, m’installe au volant du  718 Cayman GT4, bien assis les fesses calées dans ces magnifiques sièges baquets intégraux avec harnais. Ambiance racing! Quittons la pit- lane pour mettre les gazs….jusque 6000 tr/min maximum à cause des normes de bruit imposées sur le circuit du Laquais. Dommage pour ce moteur 4.0 qui ne demande qu’à exprimer ses 430 Nm à 5500 tr/min en boîte PDK (420 en boîte manuelle) comme notre modèle d’essai mais surtout souffler sa puissance atmosphérique de 420 chevaux à 7600 tr/min.

Un véritable sacrilège mais un mal nécessaire pour au moins l’essayer sur la piste sinon il resterait malheureusement sagement en exposition et ça serait particulièrement dommage parce que ce moteur est fou, un moteur atmosphérique en 2021 est une espèce en voie de disparition.

Le châssis est-il à la hauteur de ce moteur? Heureusement Jordan pousse mon cerveau à bien plus de 6000 tr/min, je suis amené en zone rouge surtout dans la courbe Servoz-Gavin, la plus rapide mais aussi la plus impressionnante du circuit à prendre à 180 km/h avec le Cayman sur un filet de gaz avant d’attaquer le freinage qui vous déchire les muscles du pied droit pour attaquer l’épingle Nord. Le GT4 se montre royal ici, c’est tellement jouissif de ne pas se poser de questions au moment de taper dans les freins. La reprise des gazs se fait progressivement, le train arrière ne s’aventure que là où vous l’emmenez tandis que le train avant est un pur exemple de fidélité dans l’attaque avec cette impression qu’il ne peut se perdre et qu’il est relié en direct avec vos yeux et votre cerveau. Le GT4 se pilote avec attention comme toute voiture sportive pour ne pas en faire trop et partir à la faute, faute qui peut arriver très vite avec autant de grip latéral.

Vous l’aurez compris, j’ai pris un pied pas possible avec le Cayman GT4, cette auto est la Porsche qui m’obsède, celle avec laquelle je fais corps, celle qui me donne l’impression d’être assis au volant d’une ancienne 911 compte tenu de l’étroitesse toute relative du poste de conduite, celle aussi qui me flatte après une ligne droite, celle qui me flatte après un virage pris proprement mais très rapidement…bref celle qui me fait envie mais en boîte mécanique même si elle performe moins qu’une PDK et que ce sujet de discussion est sans fin avec les amis pros PDK ou non. Je veux un GT4 boîte mécanique et j’en suis à regretter le passage du GT4 RS à la PDK, oui encore bien plus rapide mais tellement bien plus flatteur en mécanique à la limite et dans l’esprit Renn Sport. La PDK est une bonne boîte à n’en pas douter mais, de mon point de vue, trop facile pour une GT.

Retour au stand après 15 minutes en piste, on échange nos sièges avec Jordan qui me montre comment on peut se servir du GT4 après quelques heures de roulage, nous sommes encore dans un autre monde!

Quelques instants après cette séance, je suis convié à bord de la Porsche 911 carrera S avec Guillaume comme instructeur. C’est parti pour une séance au volant de 450 chevaux et 530 Nm sur les roues arrière. Un bel élément de comparaison juste après le Cayman GT4 dont ma configuration rêvée approche les 123 000 euros avant taxes de mise en circulation, quasiment le tarif de base de la 911 Carrera S hors option pour une puissance au final assez proche mais deux styles différents, atmo versus turbo.

La 911 demande tout de suite plus de doigté dans la sortie de l’épingle, le poids (à vide, 1590 en PDK pour la 911 et 1525 pour le GT4) n’est pas forcément ce qui fait la différence mais plutôt la largeur, la position du moteur et les réglages châssis qui permettent en Cayman de s’en sortir plus facilement. La 911 demande un peu plus de place à vitesse égale, du moins en virage car les lignes droites sont avalées plus rapidement, surtout en ce jour d’essai avec la limitation de régime du Cayman qui n’est pas imposée à la 911. Lorsque j’arrive à 180 avec le Cayman, la 911 me fait passer à un peu plus de 200 mais…le Cayman demande juste de garder un filet de gaz pour passer alors que la 911 impose de venir lécher les freins. Même remarque dans une courbe serrée, le GT4 demande de lâcher un peu avant de remettre les gazs puis d’attraper les freins en courbe avec une petite dérive du train arrière…mon instructeur m’a interdit de faire la même chose avec la 911.

Ce sont donc bien, malgré plusieurs similitudes, deux philosophies différentes de pilotage. Une Carrera 4S pourrait certainement limiter la casse selon la typologie de la piste mais, pour moi, le Cayman GT4 sort vainqueur de mon match du jour. Malgré tout, je ne vais pas dénigrer la 911 Carrera S avec laquelle j’ai pris beaucoup de plaisir sur piste aussi mais de façon tout à fait différente.

Lors de ce road-show, j’ai eu l’occasion de rencontrer Aurélien Terrible qui venait de prendre possession de la dernière GT3 et réalise un road-trip entre sa région en direction du Turini par les petites routes pour remonter ensuite par les cols en Italie et en Suisse au gré des rencontres pour exposer son projet et sa belle GT3 à des passionnés de la marque, déjà propriétaires ou non, apprentis en mécanique, road-trippeurs ou tout simplement pour ceux qui ont des étoiles dans leurs yeux à la vue d’une 911.

Un client du centre Porsche Annecy était venu par la route avec sa très rare Carrera GT. Pas question de mettre le V10 sur la piste, les voisins seraient allergiquee au magnifique son de cette auto construite au début des années 2000 mais qui, à mes yeux, n’a pas pris une seule ride d’une point de vue design mais aussi technique.

Une chance inouïe  pour nous de la voir ici, nos félicitations au propriétaire de la faire rouler car c’est pour ça que les ingénieurs ont travaillé jours et nuits.

Les invités ont pu également essayer le Taycan dans sa version 4S sur une boucle routière après une présentation du Cross Turismo.

Ou s’essayer comme passager aux sensations extraordinaires du parcours 4X4.

Une dernière photo sur la piste avec les instructeurs de Driving Evolution et l’équipe du centre Porsche Annecy.

Et le road-show se termine. L’occasion pour moi de remercier ces deux équipes au top, les centres Porsche Annecy  et Grenoble pour l’invitation ainsi que leur confiance, Driving Evolution pour le coaching. driving-evolution.com et annecy.centreporsche.fr. Photos: Driveshaft.fr

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