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Road-trip au col de la Madeleine

On ne pense pas forcément à ce col pour une balade et pourtant il permet de passer, tout comme l’Iseran dans la partie haute, de la vallée de la Maurienne au sud-ouest à celle de la Tarentaise au nord-est tout en étant plus facilement accessible.

Sincèrement, il n’est pas celui que nous pratiquons le plus car son dépaysement est plutôt court mais cet inconvénient se transforme en avantage si vous n’avez que très peu de temps pour vous balader. C’est ce qui a causé également son retard dans la construction de la route inaugurée en juillet 1969 seulement, priorité ayant été faite au col de l’Iseran (voir notre article pour comprendre) à l’époque où l’intérêt des cols était déjà touristique mais surtout politique. Le col de la Madeleine n’offrait qu’un simple intérêt local. Il aura donc fallu attendre 32 ans après l’ouverture du col de l’Iseran pour obtenir cette deuxième liaison entre les deux vallées.

On peut y monter depuis la Léchère côté Tarentaise et la Chambre côté Maurienne. C’est depuis ce dernier village, à quelques minutes de Saint-Jean-de-Maurienne, que nous prenons l’ascension en direction de la station de Saint-François-Longchamps à 15 km de la Chambre (sans passer par le salon…) et à seulement 5 km du col. La route est globalement de type ouvert sur la vallée en traversant quelques petits villages avec un bitume assez propre dans l’ensemble (et oui, le Tour de France y passe alors il faut montrer une belle image aux téléspectateurs, c’est bien pour ces cols mais tellement dommage pour ceux qui ne sont pas pris par le Tour et dont l’état de délabrement est en conséquence).

En remontant la vallée du Bugeon, se dresse derrière nous le col du Glandon et le pays de l’Arvan du Cheval Noir jusqu’à le Grand Mas en passant par le massif des Ecrins, les Grandes Rousses et la chaîne de Belledonne.

La végétation se fait déjà beaucoup plus rare à la sortie de Saint-François avec l’apparition des prairies alpines ouvrant le champs de vision sur le versant côté Tarentaise du massif de la Lauzière jusqu’au sommet de Bellecôte et une vue sur le massif du Mont-Blanc.

Ce panneau annonce l’arrivée au col qui culmine à 2000m d’altitude environ.

La route qui descend côté Tarentaise est bien plus intéressante du point de vue…touristique avec des enchainements lents entre portions rapides qui offrent un magnifique spectacle selon la luminosité.

Un petit côté Transfăgărașan en Roumanie avec ce côté mystique offert par les nuages.

P’tit Loulou s’accorde une pause rapide, il se gèle le derrière sur cette route bien froide et donc piégeuse côté Nord.

Il faut profiter du col à l’ouverture au printemps pour voir quelques de neige qui disparaissent très vite avec les températures estivales.

On passe parfois à quelques mètres de ce qui fut un lieu où les gens se sont tués au travail comme cette carrière de lauze (pierre utilisée pour les couvertures des toitures). Un bon nombre de touristes passent tous les jours devant sans se rendre compte de ce qu’il s’y est passé.

Même cette marmotte ne se doute de rien.

On suit alors la vallée le l’Eau Rousse, affluent de l’Isère où la route devient parfois très étroite, avec l’impossibilité de se croiser à deux voitures sauf au niveau des passages réalisées pour cela. On alterne forêt et prairies avant d’arriver sur la Léchère (26 km du col), village entre Albertville et Moûtiers.

Notre conseil road-trip? Traverser le col de la Madeleine se fait rapidement donc ne prenez pas la journée pour y rester. Il vaut mieux le considérer comme un col de passage, entre le Glandon/Croix-de-Fer pour remonter ensuite en Tarentaise ou prendre la direction de l’Arly. Photos: Driveshaft.fr

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