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Road-trip au col du Galibier

Le col du Galibier est le témoin de mes premières montées de col avec des copains, il en aurait des choses à dire depuis toutes ces années et même si aujourd’hui le tourisme en fait n’importe quoi malheureusement, il y a encore quelques moments de bonheurs possibles pour profiter de la montagne bien loin du tumulte de l’été. Je vous emmène donc en balade jusqu’à 2642 m à la frontière de la Savoie au Nord et des Hautes-Alpes au Sud.

Son ascension débute depuis Saint-Michel-de-Maurienne et la traversée du pont de l’Arc en provenant du col de l’Iseran si vous profitez pleinement de la route des Grandes Alpes (voir notre article), du Mont-Cenis ou du col de la Madeleine (voir notre article) mais il faudra d’abord gravir les 12 km du col du Télégraphe culminant à 1566 m.

Le Télégraphe tient son nom d’une tour de télégraphe de Chappe construite en 1807, procédé d’information à distance, et du fort construit entre 1885 et 1893 dominant la vallée de la Maurienne.

La montée se fait principalement en forêt par la route D902 avec la traversée de quelques hameaux.

La descente de moins de 5 km ouvre déjà la perspective sur le village de Valloire et la vallée de la Valloirette qui termine sa course dans l’Arc. La route est déjà plus rapide dès la sortie du col et la traversée de Valloire et des hameaux attenants se fait facilement jusqu’aux Verneys où vous pouvez vous arrêter pour visiter le concours de 12 sculptures composées pour les plus grandes de 600 kg de foin, 400 kg de paille, des chevrons en bois, des fers torsadés, des rouleaux de fer recuit et de petits fils de fer et 75 m de grillage et de toile de jute.

Ensuite les choses sérieuses commencent dès le plateau de la Rivine. La nature évolue déjà avec la disparition des derniers arbres pour une approche déjà lunaire avec la combe de Mortavieille.

Les premiers lacets permettent de passer de Plan Lachat jusqu’aux Granges du Galibier avant de repasser sur une zone moins tortueuse avant la phase finale.

Cette dernière partie semble dessinée comme un circuit. C’est magnifique, ouvert sur la nature. Bref, il faut en profiter pleinement avec un roadster non?

La route du Galibier fut construite dès 1880 avec le perçage du tunnel en 1891. Elle a subi de nombreuses évolutions pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui et faciliter la circulation.

Au départ, seul le tunnel était praticable, il faudra attendre seulement 1976 pour la construction de la route passant par le col suite à la fermeture du tunnel pour vétusté. Il ne sera ouvert après restauration qu’en 2002 au trafic automobile avec une circulation par feux tricolores.

Le tunnel est interdit aux vélos et comme le col n’est pas forcément ouvert en début de saison, on peut constater des comportements inconscients comme celui-là.

Une route fermée ne l’est pas par plaisir surtout en début de saison avec la fonte des neiges, les risques de chutes de cailloux,… N’oubliez pas que vous ne prenez pas que des risques pour vous mais aussi pour ceux qui pourraient venir vous sauver!

La bifurcation tunnel/col se fait au niveau de l’ancien restaurant. On prend le tunnel directement ou on passe par le col en prenant le risque que ce soit le bordel entre les gens garés n’importe comment ou les gens au milieu de la route pour se prendre en photo devant le panneau en pleine circulation.

Je ne compte pas les fois où nous sommes simplement passés par le col sans s’arrêter. Par contre c’est un plaisir de profiter de la montagne au calme en prenant de l’altitude jusqu’à la table d’orientation.

La frontière se fait au niveau du col, vous descendez  le Galibier côté Sud en direction de la sortie du tunnel et ensuite du col du Lautaret à moins de 8 km. La végétation reprend rapidement ses droits de ce côté comparé à celui côté Valloire.

Le col du Galibier est aussi l’occasion de faire des rencontres comme ce photographe allemand en road-trip, Johannes Huwe, au volant d’une Porsche 356 sur la route des Grandes Alpes.

Ou de multiples rallyes d’anciennes ou moins anciennes, entre inconnus ou entre copains.

Le monument Henri Desgranges côté Lautaret est en mémoire du maître d’oeuvre de l’épreuve du Tour de France dès 1903.

Je ne peux que vous conseiller d’aller voir l’entrée de l’hôtel au Lautaret. La passion pour l’automobile y est fièrement affichée!

Malheureusement il n’est pas possible de profiter du col du Galibier toute l’année (de juin à fin octobre généralement), contrairement au Lautaret qui est le col routier le plus haut de France ouvert à la circulation pendant les 4 saisons.

Vous l’aurez compris, le Galibier peut vite devenir l’enfer l’été mais si vous avez la chance d’arriver sur une période calme, c’est un véritable bonheur. Photos: Driveshaft.fr

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