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Road-trip au Cormet de Roselend

Ce n’est pas forcément le col auquel on pense pour une petite balade dominicale mais pourtant nous sommes à moins de 40 minutes du début de la montée depuis Beaufort-sur-Doron ou environ 1h15 depuis le début par Bourg-Saint-Maurice. Le Cormet de Roselend permet donc de relier le Beaufortain au Nord à la vallée de la Tarentaise au Sud par des paysages magnifiques et un point culminant à 1968 mètres. Historiquement, le Cormet est aussi l’un des premiers cols ouvert de la saison en mai jusqu’en octobre environ.

Il y a donc deux sens pour monter au Cormet, par Beaufort ou bien par Bourg. C’est ce deuxième sens, Bourg vers Beaufort, que nous préférons, la montagne et ses secrets se découvrant alors progressivement contrairement à l’autre sens surtout en arrivant à l’approche du barrage que nous verrons plus tard.

Le changement se fait rapidement dès la sortie de Bourg-Saint-Maurice en direction des Chapieux par la départementale 902 avec une route particulièrement étroite dans les bois avec quelques difficultés pour croiser les autres usagers, ou les vélos qui circulent souvent trop au centre de la route.

Malheureusement pour ceux qui connaissent bien cette route, l’hôtel des Thermes construit dans les années 30 mais jamais terminé ainsi que la piscine de Bonneval les Bains sont malheureusement détruits depuis maintenant presque deux ans.

Enfin la route gagne en largeur en longeant le torrent et nous pouvons sortir quelques instants de la route du Cormet pour les Chapieux et son torrent des glaciers. Et c’est encore mieux avec les copains…

Reprendre la route du Cormet après ce petit arrêt vous dépaysera avec une ouverture du paysage et l’apparition des près et surtout des virages sympathiques.

Puis nous arrivons au panneau indiquant le Cormet de Roselend, à 1968 m d’altitude après avoir parcouru 4 km depuis les Chapieux et 20 depuis Bourg-Saint-Maurice. C’est également le passage de la route D902 côté Tarentaise à la D925 côté Beaufortain.

Mais pourquoi « Cormet »? Il s’agit d’un mot en patois signifiant le col. Et Roselend provient du germanique « rauza » qui désigne un lieu humide, voire marécageux ou poussent les roseaux.

Oui car le Cormet est particulièrement humide. La descente est vite entamée côté Beaufort dans les près et la rocaille.

Par contre la route est étroite par endroit avec peu d’espace pour se garer en sécurité à l’abri des éboulements et la présence de nombreuses pierres et cailloux sur la route en attestent régulièrement.

Au détour d’une montagne, le lac de Roselend se decouvre d’un coup avec le barrage.

La construction du barrage a débuté en 1956 pour une mise en eau en 1960 et une mise en service en 1962 engloutissant par la même occasion le village de Roselend.

Le seul souvenir qui subsite du village étant la copie conforme de la chapelle Ste Marie Madeleine construite aux Lanches au dessus du lac, comme un symbole de protection éternelle.

Les cloches ont été changées en 2011 lors de la fête des 50 ans du barrage.

Le barrage voûte à contreforts d’une capacité de 187 million de m² en fait l’un des plus beaux barrages de Savoie par son intégration dans le paysage.

Une fois au niveau du barrage, vous avez deux possibilités. Redescendre par le col du Pré pour passer par Arêches-Beaufort sauf que la route est très étroite. Je conseille de passer au col lorsque la circulation est calme sous peine d’énervement contre les personnes qui ne connaissent pas les régles de circulation en montagne ou ne savent pas se serrer correctement.

Du coup la descente la plus rapide est celle arrivant directement à Beaufort, arrêt obligatoire à la Coopérative laitière du Beaufortain pour profiter de la visite afin de tout savoir sur le fromage et déguster les bons produits locaux. Après tout, c’est ça aussi un road-trip, la découverte des paysages mais aussi des produits locaux.

La suite de la route? pourquoi pas la direction de la station des Saisies par la Route des Grandes Alpes dont le Cormet ne fut réellement intégré seulement au tracé en 1970. Photos: Driveshaft.fr

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