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Road-trip: col de l’Iseran

Cela fait partie des cols où nous aimons nous balader dans tous les sens du terme. Le col de l’Iseran qui relie les vallées de la Maurienne au Sud et de la Tarentaise au Nord, en Savoie, culminant à 2764 m d’altitude, ce qui en fait le plus haut col routier des Alpes (la route de la cime de la Bonette à 2802 m n’est pas considérée comme un col) et surtout de la fameuse route des Grandes Alpes reliant Thonon-les-Bains à Nice.

Inutile d’y aller en juillet août en pleine journée le week-end, entre les vélos, les camping-cars, les touristes qui ont peur de circuler en montagne et qui vous engueulent si vous osez les doubler compte tenu de leur vitesse d’escargot, on ne profite pas des lieux. Nous, on y va le plus possible régulièrement tard le soir en semaine entre juin et novembre. En effet, le col ouvre habituellement début juin, dépendant des conditions climatiques, et ferme ses portes début novembre depuis le village du Fornet à la sortie de Val d’Isère et de Bonneval-sur-Arc en Maurienne.

La cause? la neige bien entendu et surtout des coulées de neige qui pourraient vous emporter.

Seconde cause, une toute petite partie des routes de l’Iseran sont utilisées comme pistes de ski côté Val d’Isère.

Et même lorsque l’hiver est terminé, il est tout à fait possible de skier à proximité du col de l’Iseran de juin à début juillet selon les températures sur le glacier du Grand Pisaillas, mais la neige fond assez rapidement, les pistes sont soumises aux conditions climatiques malgré l’altitude.

A l’origine un sentier entre le Beaufortain et le Piémont, c’est son entrée dans l’itinéraire de la route des Grandes Alpes qui vit le projet inauguré en 1937 après 8 ans de travaux pour environ 30 kilomètres de route.

Son ascension depuis Bourg-Saint-Maurice est la plus répandue avec, non inclus dans le col qui commence pour moi à partir du Fornet, un changement de végétation progressif permettant ainsi la découverte du lac du Chevril issu de la construction du barrage de Tignes et la traversée de Val d’Isère.

Une fois ce panneau passé, le Fornet, c’est l’ouverture…du paysage sur la montagne sauvage.

Le premier arrêt peut se faire au niveau du pont Saint-Charles avant d’attaquer…

…les premières épingles.

Tard le soir, après le tumulte des touristes, il est possible de voir quelques bouquetins à quelques mètres du pont. Le silence est de mise pour les approcher et les respecter.

C’est parti pour une ascension sur une route bosselée et régulièrement endommagée par des chutes de pierres.

Les arrêts peuvent être réguliers au bord de la route en étant bien garés, mais nous apprécions énormément de sortir de la route pour le chemin en direction du lac de l’Ouilette, autorisé à la circulation mais si vous tenez à la propreté de votre auto, oubliez!

La vue depuis le lac est magnifique…

…et donne une vue imprenable sur la vallée et la face de Bellevarde.

Notre dernier arrêt avant le col est le virage la table d’orientation, « petit Loulou » a tendance à toujours faire le pitre.

Surtout à la vue de ce panneau.

Et nous voici enfin au col, le panneau est un haut lieu de la photographie.

La chapelle Notre-Dame-de-Toute-Prudence, construite quelques mois après le col et inaugurée en 1939, se situe déjà sur la commune de Bonneval-sur-Arc.

Le temps est changeant, comme bien souvent à la montagne. Vous pouvez être en t-shirt à un moment donné et en pull quelques minutes après.

Par contre, du silence apparaît très régulièrement des sons bien familiers, la route des Grandes Alpes étant l’un des road-trips préférés des passionnés d’automobile et moto.

Nous avons même eu l’occasion de faire partie du plus grand bouchon du col de l’Iseran avec 200 Audi TT lors du rallye des 20 ans organisé par Audi Jean Lain Autosport de Chambéry en juillet 2018.

« Attaquons » la descente côté Bonneval avec déjà un arrêt sur le parking du pont de la Neige pour une petite balade sportive à éviter…

…si vous avez le vertige.

On y trouve aussi quelques vestiges en étant sur le fameux sentier d’origine.

La route rétrécie ensuite pendant quelques kilomètres avec des passages sous tunnels rocheux.

On se rend compte en étant en-dessous du travail accompli par les ouvriers lors de la construction.

Cette maison est l’un de nos arrêts favoris pour aller voir les marmottes.

Il faut vraiment être patient pour les regarder.

Est-ce le loup à l’origine de ces restes? On ne sait pas mais il a régulièrement été vu dans le secteur.

Séance « urbex » un jour où la maison était ouverte, mais je le déconseille compte tenu de son état.

Ah encore un bruit familier?

Le col de l’Iseran est le lieu de nombreux rallyes dont la Coupe des Alpes.

La descente se fait rapidement sur Bonneval-sur-Arc où la végétation refait surface.

Pour continuer de voyager en ces temps de confinement, je vous conseille de regarder les quelques photos ci-dessous de nos différents road-trips, seul ou avec les copains, sur ce col à des saisons différentes.
Photos: Driveshaft.fr

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Road-trips

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